Le hamac écologique va vous bercer

Le coton recyclé a fait d’immenses progrès en une trentaine d’années pour arriver aujourd’hui à un produit fiable et très écologique grâce à un nouveau procédé au label « Ecotec ».

Pour les fabricants de hamacs en Amérique latine, recycler le coton a tout d’abord été une solution pour baisser les prix de revient et offrir à une clientèle peu fortunée des hamacs économiques. Pour situer le hamac dans son contexte, il faut savoir qu’aujourd’hui, depuis le Brésil en passant par le Venezuela et en remontant vers le Salvador, ce sont quelques dizaines de millions de gens qui dorment toutes les nuits en hamac.

Le hamac écologique 

hamac en coton recyclé

Le marché est immense mais malheureusement de nombreux  utilisateurs ont des revenus extrêmement faibles.  Le coton étant une matière première relativement coûteuse, il a fallut s’orienter vers d’autres matières. Le polyester (forme de plastique), grandement utilisé dans le textile, ne peut pas l’être dans le hamac pour des raisons de chaleur et de contact sur la peau. La piste adoptée a donc été celle du coton recyclé.

Après de nombreuses techniques différentes aux résultats pas toujours satisfaisants (coton qui peluche et ne tient pas au lavage en machine) le coton recyclé Ecotec est arrivé à un résultat des plus satisfaisants au niveau de la durabilité du produit mais également à un résultat écologique surprenant. Jugez-en par vous même :

Pour la  production de ses hamacs et hamac-chaises en coton recyclés pour l’année 2010 (dernier calcul effectué),Tropical Influences a utilisé 6 tonnes de coton recyclé. Puisque le coton n’a pas eu a être cultivé, cela a donc évité 7,5 hectares de culture du cotonnier, 63 millions de litres d’eau, 51900 kwh et 9300 kgs de pesticides. Liste complète de l’impact écologique sur la page coton écologique.

Pour quelles raisons ce coton est-il écologique ?

La provenance principale est celle de l’industrie du vêtement et de leur nombreuses chutes.

 

Pour fabriquer un vêtement il y a en moyenne 40% de chutes liées aux découpes des patrons. Ces chutes sont triées par couleur avant d’être recyclées et c’est là le geste écologique car après recyclage, ce coton n’a nul besoin d’être teinté puisqu’on conserve sa teinte d’origine. Donc zéro blanchisseur, zéro colorants, zéro fixateurs et zéro adoucisseurs qui viennent s’ajouter à la longue liste des bienfaits écologiques.

100% écologique, vraiment ?

Pour ne rien cacher, il faut quand même transporter les chutes de coton par container depuis les USA ou le Mexique vers le Salvador ou se trouve l’usine.

Ensuite, recycler le coton veut dire le déchiqueter pour après le refiler. Mais quand il passe ce procédé, sa fibre devient courte et le fil de coton fragile. Pour solidifier le fil et pouvoir le tisser sur des machines mécaniques puissantes (360grms/m²), il y a un ajout de polyester qui représente environ 20 % du poids total. Oh scandale !… Du polyester !

Personnellement, et après avoir lu « La guerre du pochon«  d’Hugo Verlomme, j’ai changé d’avis sur la question. En effet, ce n’est pas le plastique qui pollue, mais plutôt nos gestes irrespectueux envers cette matière ô combien durable. Durable, vous avez dit durable ?…  N’est-ce pas ce que nous recherchons ? En fait Hugo Verlomme nous explique que le plastique étant si peu cher que nous le négligeons en le surconsommant et surtout en ne faisant pas suffisamment attention à notre manière de nous en débarrasser. Saviez-vous qu’un pochon incinéré produit 7mn d’éclairage sur une ampoule de 15 watts ?

Au vues des impacts écologiques réalisés par notre entreprise, la Chambre de Commerce et d’industrie des Landes vient de nous décerner un prix dans le domaine du développement durable. Plus d’informations sur le site de Tropical Influences.

Bonnes siestes !

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